Fondation Panafricaine Sekou Toure
 

Il y a déjà 25 ans, le 26 Mars 1984 que le peuple de Guinée perdit brutalement un de ses vaillant fils, père fondateur, défenseur des indépendances africaines  et nationaliste confirmé, le feu président Ahmed Sékou Touré,  à Cleveland aux Etats-Unis.  

A cette occasion, les membres de sa famille et ceux de son parti, le Parti Démocratique de Guinée (PDG) présidé par son Excellence El hadji Ghussein, se sont recueillis devant sa tombe au mausolée des héros du quartier Cameron, et à la Grande Mosquée Fayçal ou des prières ont été faites pour l’illustre disparu.

Que son Ame repose en Paix. Amen !    


 


Comments

Algassim

Wed, 27 May 2009 21:22:37

Jamais son ame ne reposera en paix car il buvait le sang des guineens ,et mangeait leur chaires .Vous autres nostalgiques,sachez que vous etes les bacteries de la haine ,mais jamais vos ames resterons en paix.

 

Gassama

Fri, 19 Jun 2009 00:07:58

son ame reposera en enfer et dans les oubliettes de l' histoire.
vous pouvez toujours rever mais jamais nous ne permettrons qu' on fasse l' eloge de ce sanguinaire psychopathe aux jeunes guinéens donc au futur.

 

Sun, 28 Jun 2009 07:53:02

Si la Guinée a sombré dépuis son independance c'est par ce que les guinéens ont eu ma mal chance d'avoir un sangunair comme prési. qui la divisa, opposa les ethnies et tua l'élite pour que meme apres lui la Guinée continue de sombrée.

 

Ismo

Tue, 21 Jul 2009 12:13:12

Quoi que vous puissez dire il reste un ymbol pour l'Afrique et les pays Africains notament la Guinee. Bien sur , il ne sera jamais votre hero et nous nous faisons aucune illusion

 

PDG RDA

Tue, 21 Jul 2009 17:39:55

Vous semblez oublier que nous sommes en pleine democratie ou chacun est libre d exprimer ses sentiments, d aduler celui qu il veut selon ses convictions.
En voila des mannieres de s imposer aux autres. Sachez que votre acharnement pour noyer vos rancoeurs dans les injures sur tous les sites,toute cette energie que vous brulez pour falcifier l histoire ne sont ne sont que des preches dans le desert et sont des preuves de votre culpabilite et de votre echec, car l injure reste le bouclier des faibles.
s il avait la vraie peinture que vous lui donnez, vous n auriez pas besoin de fournir tant d efforts pour noircir sa reputation.
Mais il me semble qu c est un exercice qui vous console et qui vous met du baume au coeur, au moment ou le glas du mensonge a sonne au profit de la verite historique.

 

Un Revolutionnaire c'est la verité

Tue, 04 Aug 2009 05:43:24

On a appris le décès, le 9 novembre 2005, de Maurice Robert, à Bordeaux, à l’âge de 86 ans. Ancien du SDECE (aujourd’hui DGSE), ancien des services de renseignements de ELF, ancien bras droit de Foccart, ancien ambassadeur au Gabon et ami fidèle de Bongo, il représentait la quintessence de la politique africaine de la France dans la seconde moitié du XXè siècle. Il s’était épanché, en 2004, sur sa carrière, dans un livre d’entretiens avec André Renault, publié au Seuil, sous le titre Maurice Robert, “ministre de l’Afrique”. Il y « révélait » ce qu’on savait déjà sur les manigances de Foccart et Cie en Afrique, mais cette confirmation n’était pas sans intérêt, comparée à l’angélisme des confidences du même Foccart dans ses Mémoires.

Ainsi, à propos de Sékou Touré, il expliquait : « Nous devions le déstabiliser, le rendre vulnérable, impopulaire et faciliter la prise du pouvoir par l’opposition. Rien d’autre. » Cet aveu a minima donne une idée de ce que dut être la réalité pour arriver au fait que Sékou vit très vite des complots partout et décima la classe politique guinéenne. Tout cela parce que Sékou Touré avait eu l’insigne impudence de vouloir gouverner son pays sans la France. Cela valait bien qu’on provoque l’anéantissement de toute une génération d’intellectuels.

Dans un récent documentaire de la Télévision Suisse Romande : L’assassinat de Félix Moumié, l’Afrique sous contrôle, le même Maurice Robert, interviewé il y a quelques mois, confirmait sans difficulté, avec franchise mais sans le moindre regret, l’empoisonnement du leader camerounais Félix Moumié à Genève, en 1959, par un agent français, William Bechtel. Dans le même documentaire les réponses de Messmer, Haut Commissaire de la République au Cameroun en 1957, et de Maurice Delauney, administrateur à Edéa au moment de la féroce répression des maquis camerounais, sont aussi assurées. L’un revendique le caractère « impitoyable » de la répression, l’autre se contente de dire qu’il n’a fait qu’obéir aux ordres en faisant rayer de la carte les villages insoumis. Il a du reste consigné ses souvenirs de l’époque dans un livre intitulé Gobina (Éd. Bénévent 2004).Tous ces octogénaires affectent de penser qu’ils ont bien servi la France en contribuant à faire des pays africains ce qu’ils sont actuellement : le résultat pitoyable de leur zèle aveugle
......................................

« Quand Sékou Touré a parlé de complots organisés à partir du Sénégal, tout le monde a ri. On disait que c'était encore une invention de sa part. Mon devoir était de faire une enquête. Alors j'ai fait fouiller toute la frontière. Et on a découvert les fameuses munitions, les tracts… qui étaient destinés à la contre-révolution. Il y avait bel et bien complot. J'ai fait arrêter des suspects, des Guinéens qui vivaient à Dakar et un militaire français qui était chef de l'organisation ; il résidait à Saint-Louis où je l'avais fait interner. On l'a fait évader. » Mamadou Dia, Mémoires d'un militant du Tiers Monde, Paris, Publisud, 1964. Peut-être plus explicite encore, ce que le même Mamadou Dia écrit dans ses Lettres d'un vieux militant, Dakar, GIA, 1991 : « Pour revenir sur le cas de la Guinée, disons que le fait d'avoir voté « Non » au référendum lui a valu d'essuyer maints complots ourdis par l'extérieur. En 1959, hélas, les comploteurs étaient bel et bien basés et entraînés au Sénégal. Après le communiqué de Sékou Touré diffusé à l'époque par Radio-Conakry, communiqué dans lequel le président guinéen accusait le Sénégal, j'ai dû me rendre personnellement à la frontière de Kédougou pour vérifier et, procédant à des fouilles, je découvris à mon grand désappointement, des armes et du matériel que je fis saisir et ramener &agr

 

Un Revolutionnaire c'est la vérité

Tue, 04 Aug 2009 05:50:45

je découvris à mon grand désappointement, des armes et du matériel que je fis saisir et ramener à Dakar. À Dakar où – ce sera une seconde découverte – était dressé un camp d'entraînement pour des mercenaires. Le conseil de défense, où siégeaient notamment le haut-commissaire de la France, le général commandant supérieur des forces françaises du point d'appui de Dakar, le général commandant la zone Nord, fut immédiatement convoqué par mes soins. Ils se montreront offusqués par ma déclaration liminaire : « Messieurs, je suis au regret de vous dire que tout ce que Sékou Touré a affirmé est la stricte vérité. J'ai la preuve qu'un complot contre la Guinée s'est ourdi à Dakar ». Je les invitai, ensuite, à venir voir dans un bureau attenant à la salle de conseil, les armes, munitions, grenades et affiches que j'y avais fait entreposer. Après quoi, j'adressai à de Gaulle une vigoureuse lettre de protestation et fis arrêter deux Français impliqués dans l'affaire. Ils réussiront à s'enfuir. Je les ferai prendre et emprisonner à Saint-Louis ; on les aidera à s'évader. Des Guinéens, également, avaient été arrêtés ; mais ce qu'ils déclareront à l'enquête était si grave que je dus, pour des raisons d'État, les relâcher. Aujourd'hui, bien que délié de mes obligations d'autrefois, je garde encore le silence là-dessus par souci de déontologie politique. »
Le 13 mai 1960, Mamadou Dia adresse au général de Gaulle une lettre dans laquelle il relate de manière détaillée les faits ci-dessus, en particulier la découverte faite le 10 mai dans un village de la région de Kédougou à 4 kilomètres de la frontière guinéenne, la réunion qu'il eut avec le haut représentant de la France (l'ambassadeur et ex-général Hettier de Boislambert) et le général de Brebisson, et le nom de deux Français, un officier de parachutistes nommé Garuz, et son frère, impliqués dans cette affaire. Le 24 mai, le général de Gaulle répond en ces termes à Mamadou Dia : « L'affaire exposée dans la lettre que m'a remise le colonel Fall méritait en effet que j'en sois avisé et j'ai apprécié l'esprit dans lequel vous l'avez fait. Je transmets ce document au ministre compétent et je lui demande d'ouvrir une enquête. Lorsque de votre côté vous aurez des éléments nouveaux à me communiquer, je les recueillerai avec intérêt. De toutes façons, si vous venez à Paris, je vous verrai très volontiers. » Mamadou Dia viendra en effet plusieurs fois à Paris avant son arrestation fin 1962. Lors d'une de ces visites, il sera même fait grand-croix de la Légion d'honneur, Archives Foccart, Arch. nat., carton 80, dossier 268.

 

Bangaly

Wed, 05 Aug 2009 19:37:24

Meric pour ces temoignages. Je ne les avait jamais lu, c'est du lourd et c'est passionnant

 

Un Revolutionnaire c'est la verité

Sat, 08 Aug 2009 02:27:06

Vous savez Mao disait de ne jamais donner la parole à celui qui n'est pas informé, et dans une discusion quand les interlocuteurs n'ont pas la meme information il sera un peu difficile d'arriver à une comprehension. J'ai assez de temoignages de ce genre de la part des geulistes convaincus.
Vous savez on ne peut plus resister face à la verité, elle est là devant tout le monde.
L'occident detient notre systeme éducatif, c'est pourquoi il n'est pas facile pour nos freres de connaitre la verité. Les occidentaux nous dictent nos programmes d'enseignement dans nos écoles et universités, et posent les balises egalement.
Il y a juste cinq ans avant que je ne commence mes propres recherches, je pensais egalement comme la plupart des jeunes guinéens. C'est à dire que Sekou touré pour se defaire de ses adversaires politiques, inventait un complot pour arriver à ses fins.
Aujourd'hui apres juste 3 ans de recherches, j'admets avec la plus grande fiabilité que tous les complots denoncés par sekou sont vrais et les griefs faits à la france sont fondés. Je ne peux pas quand meme dire que tous ceux qui sont partis au camp boiro ont reellement comploté, il y a eu des innocents sans doute et je deplore aussi la façon dont les prisonniers etaient traités, car la torture quand meme est hunimaine. Je ne suis pas contre la peine de mort mais je condamne la torture.
Aujourd'hui il faut reconnaitre que sekou touré a été fabriqué par la france, comme castro par les usa et mugabe par l'angleterre. Ce sont les meme pratiques, on te pousse dos au mur. C'est une question de survi et de choix, ou c'est toi qui decime tes freres ou se sont eux qui risquent de t'humilier de la façon la plus atroce comme ce fut le cas de Lumumba, Sankaran, Moumie, Cabral etc... Merci

 

Un Revolutionnaire c'est la verité

Sat, 08 Aug 2009 02:56:08

De tout ce qu'on dira de lui Sekou TOURE reste le plus grand defenseur du monde noir. Les erreurs sont humaines, mais à voir ses oeuvres il demeure un africaniste convaincu et un revolutionnaire irreductible.
Sekou n'a herité de rien, les français ont demantelé leurs usines en construction, la formule de la quinine a disparue, meme les didactiques scolaires ont disparus. Mais à la mort du grand Syli, la GUINEE comptait plus de 66 unites industrielles, la GUINEE faisait sa quinine et de meilleur qualité avec autres produits en medecine. La GUINEE ravitaillait d'autres pays de la sous region en fournitures scolaires. Elle avait sa propre compagnie Air GUINEE, et la reussite etait que tous les pilotes et techniciens étaient guinéen. Je vous rappelle que c'est seulement cette année que le maroc pense à marocaniser ses postes de pilote dans Royal air maroc.
Logiquement vous devez comprendre que la GUINEE dans ces temps avait de l'électricite pour ses besoins car une usine fonctionne avec le courant. C'est d'ailleur la fermeture de ces usines qui deterioré notre electricité, ce n'est quand meme pas la case d'une vieille dame qui peut entretenir un barrage. Et mieu la Revolution a realisé tout ça sans l'aide ni du FMI ni de la Banque mondiale et dans un ambargo total des occidentaux. Meme un mot se definit dans son contexte, alors la Revolution a reussit contre toute attente. Je vous remercie

 

Un Revolutionnaire c'est la verité

Sat, 08 Aug 2009 04:40:56

En Guinée, la France ne se résout pas au « non » de Sékou Touré, et en 1959, elle monte l'opération Persil, « qui a
consisté à introduire dans le pays une grande quantité de faux billets de banque guinéens dans le but de
déséquilibrer l'économie ». Ces faux billets sortaient des imprimeries du SDECE ; « cette opération a été une
véritable réussite et l'économie guinéenne, déjà bien malade, a eu du mal à s'en remettre |14| ».

 

Un Revolutionnaire c'est la verité

Sat, 08 Aug 2009 04:44:54

Au Ghana, Nkrumah est renversé en 1966 par un coup d'État. L'expérience de Modibo Keita au Mali est elle aussi
interrompue, en 1968, par le coup d'État de Moussa Traoré et l'instauration d'une dictature.
Au Congo ex-belge, Lumumba doit faire face à l’opposition frontale des puissances occidentales, Belgique,
États-Unis et France en tête. La situation devient vite intenable. Moins de deux semaines après l’indépendance, le
11 juillet 1960, Moïse Tshombé |8| proclame la sécession de la riche province du Katanga, peu avant que son ami
Kalonji Mulopwe annonce celle du Sud-Kasaï. Dès septembre 1960, les États-Unis et la Belgique cherchent à «
mettre Lumumba hors d'état de nuire |9| ». Lumumba est empêché, par la force, de gouverner. Il est placé en
résidence surveillée, s’enfuit fin novembre 1960, puis est capturé début décembre. En janvier 1961, il est transféré
au Katanga, sur ordre de la Belgique semble-t-il |10|, puis assassiné le 17 par les hommes de Tshombé. Cet
assassinat est donc prémédité et organisé par les pays occidentaux. Jean-Paul Sartre écrit : « Par les circonstances
mêmes de sa mort, Patrice Lumumba a cessé d'être une personne pour devenir l'Afrique entière |11|. » La voie est
libre pour la prise de pouvoir de Joseph-Désiré Mobutu, l'homme des Occidentaux.
Au Togo, Sylvanus Olympio est assassiné le 13 janvier 1963 par le sergent Eyadema Gnassingbé instrumentalisé
par la France (qui, selon Maurice Robert, n'a « rien fait pour calmer le mécontentement des militaires nordistes, car
l'impopularité du régime grandissait et nous espérions son renversement au profit d'un régime plus accommodant |12
| »). Il sera remplacé d'abord par Nicolas Grunitzky, soutenu par la France, puis par Eyadema lui-même, après un
coup d'État le 13 janvier 1967 |13|. Depuis, le 13 janvier est jour férié au Togo...

 

Un Revolutionnaire c'est la vérité

Mon, 10 Aug 2009 04:32:52

Tout ce qu'on repproche à Sekou touré lui, c'est d'avoir refuser de mourir comme Lumumba, se faire surprendre comme Sakara ou Cabral. Tout son defaut est d'avoir resister à l'imperialisme occidental. Pour celui qui y tient, j'ai le fichier de Monsieur X dans ses aveux sur les complots sur la GUINEE. Je suis pret à vous l'envoyer par mail.Merci

 

Un Revolutionnaire c'est la verité

Mon, 10 Aug 2009 06:06:28

Mémoire de Sékou Touré 50 ans après le Non à la France
AUTEUR: SERIGNE SECK



Je vous ferai remarquer que vous ne proposez aucune source qui vient corroborer les accusations que vous portez contre le régime Guinéen entre 1958 et 1984. Aucune ! Messmer, Foccart, et Mamadou Dia du Sénégal ont confirmé dans leurs mémoires les coups d’états préparés depuis l’Élysée contre le régime de Sékou Toure. Il devint le « Castro » Français. «Sékou Toure je le veux à plat ventre» (De Gaulle) Il ne fait aucun doute que la France, qui vécu comme une humiliation le non de la Guinée au referendum de 1958, a cherché à prouver par tous les moyens l’impossibilité d’une réussite africaine sans la France.

Auriez-vous seulement lu le texte du referendum ? Il n’ya pas de morale en politique, il n’y a que des conjonctures, des circonstances qui appellent des décisions. Pourriez vous penser Sékou Toure ne serait-ce qu’une minute dans le contexte des années soixante ? Entre 1958 et 1973 Sékou Toure a vécu entre deux assassinats : Ruben Um Nyobe (1958), Felix Moumié (1960), Nkrumah (déposé 1966) ; Lumumba ; Okito ; Mpolo (1961), Olympio (1963), et Cabral (1973). On lui reproche d’avoir survécu à la violence de son époque, de ne pas être mort comme tous les autres, d’avoir échappé au martyr, de ne pas avoir succombé à l’angélisme de Lumumba qui lui couta la vie. Avez-vous lu les ouvrages de Jules Chomé et de Kamitatu sur les circonstances qui précédent son assassinat ? Votre plus grande faute est de penser Sékou Touré comme on pense De Gaulle, c'est-à-dire un homme à la tête d’un état pourvu d’une structure et qui ignore les contingences des rivalités ethniques. Votre seconde faute est de n’avoir pas compris que Sékou Toure dés 1958 à déjà perdu. Le «non» pour lequel il opte était une décision qui n’avait de sens que dans le cadre de la conservation des grands ensembles (AOF ; AEF), trahi, tout seul, il n’avait aucune chance. Vous pensez réellement qu’il était possible de construire la Guinée dans de pareilles circonstances sans qu’il y ait mort d’homme? Il se peut qu’il ait tué des hommes comme on déracine des arbres, (ce qui reste à démontré de façon tangible) mais à ce jeu là, il n’était qu’un apprenti. La France tue 48.000 personnes à Sétif en 1945 ; un million d’homme en Algérie entre 54 et 62, sans oublier la torture, documentée par Verges, Vidal-Naquet et le général Aussares et il n’y a personne pour hurler au crime ! Avez-vous visité les sites des victimes de bombardement à l’arme chimique au Viêtnam, sous Johnson d’abord et sous Nixon ensuite ? Où sont ces bourreaux? Ils dorment tranquilles au panthéon des grands hommes, criminelles immortelles. Je vous rappellerai que c’est la «Terreur» révolutionnaire qui enfanta la France Républicaine. Mais par delà toutes ces considérations, ce qui me dérange le plus chez vous, c’est que vous faites là ou on vous demande de faire !

Serigne SECK
Titulaire d’un DEA en Histoire de l’Afrique
Université de Paris I

 

Un Revolutionnaire c'st la vérité

Fri, 14 Aug 2009 01:31:05

Je pense qu'il a été bref et clair ce monsieur, Ce ne sont que des instruments du neocolonialisme en Afrique qui soutiennet le contraire.

 

cisse

Wed, 26 Aug 2009 02:15:08

Respect , sa se voit que tu as fais des recherches serieuses . merci pour ces temoignages

 

Un Revolutionnaire c'est la verité

Mon, 31 Aug 2009 07:42:17

J'ai le numero du journal d'ivoir soir dans lequel Jean Faraquet Tounkara, le pere biologique du confusionniste Gandi Tounkara s'est confessé. Il declare meme avoir écrit un livre là dessus, pourquoi Gandi refuse de le publier. J'ai quand meme le journal pour tout ceux qui desirent l'avoir.

 

Un Revolutionnaire c'est la verité

Thu, 10 Sep 2009 07:09:44

Guerre secrète contre la Guinée

Guerre secrète contre la Guinée

Pendant quinze ans, de 1958 à 1973, les services spéciaux français ont mené une guerre subversive pour renverser le dirigeant de la Guinée, Sékou Touré, et ramener ce pays dans le giron de l'ancienne « métropole ».

_ « Déstabilisez la Guinée! »

C'est à la fin août 1958 que de Gaulle, alors président du Conseil, réalise sa fameuse tournée pour proposer sa« politique d'association» aux colonies africaines dans le cadre de la Communauté française. Ses conseillers ont suggéré qu'il se rende d'abord à Conakry, la capitale de la Guinée, où l'accueil risque d'être plus crispé qu'à Dakar.

Pourtant, la biographie de Sékou Touré n'en fait pas un révolutionnaire à tous crins. Il a en effet suivi un cursus politique très classique. En octobre 1946, il a participé au congrès de Bamako, où s'est créé le Rassemble­ment démocratique africain (RDA), réunissant des partis politiques de huit colonies françaises d'Afrique subsaharienne. L'année suivante, une section locale, le Parti démocratique de Guinée (PDG), a vu le jour, dont Sékou Touré devient le secrétaire général en 1952. Quatre ans plus tard, le voici simultané­ment député à l'Assemblée nationale française et maire de Conakry. Enfin, en 1957, celui que l'on surnomme affectueusement «Sily» l'« Éléphant ») est membre du Conseil de l'Afrique occidentale française à Dakar et vice-prési­dent du conseil de gouvernement. Il est bien décidé à accueillir le général d'égal à égal.
Pour éviter tout quiproquo à l'annonce de la visite de l'homme du 18 Juin, Sékou Touré a remis son discours à Jacques Foccart quelques jours plus tôt. Mais« Monsieur Afrique» ne l'a pas transmis à de Gaulle. Résultat: le 27 août, le « Grand Charles» tombe de haut quand il entend le ton militant du diri­geant guinéen, qui estime l'indépendance totale préférable à l'association: «Nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l'esclavage. »La déception du Général s'exaspère le lendemain, quand, débarquant à Dakar, des pancartes du Parti du regroupement africain (PRA) réclament aussi l'indé­pendance complète pour le Sénégal. De plus, ni Leopold Sédar Senghor ni Mamadou Dia (bientôt respectivement président et Premier ministre du Sénégal) ne se sont déplacés à l'aéroport pour lui souhaiter la bienvenue. De là à penser que l'intransigeance de Sékou Touré va faire tache d'huile dans toute l'andenne« Afrique française» )...

Deux mois passent. À peine les Guinéens ont-ils dit « non» ) au référendum du 28 septembre sur le projet de Constitution de la Ve République prônant l'association - ils sont les seuls à le faire en Afrique -, que Sékou Touré devient la « bête noire» des services spéciaux français. Devenue indépendante le 2 octobre 1958, la Guinée est immédiatement reconnue par la Chine et l'URSS. Début 1959, elle adhère à l'ONU. À l'Élysée - de Gaulle a été élu prési­dent avant Noël-, Jacques Foccart donne le feu vert: « Déstabilisez la Guinée! »
Baptême du feu pour le secrétaire général aux Affaires africaines et malgaches: les opérations vont aller crescendo sous la houlette technique du colonel Tristan Richard, responsable du secteur Afrique - Moyen-Orient au Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE). Son principal relais, Maurice Robert, chef de poste SDECE à Dakar, active une dizaine d'« honorables correspondants ) dans l'entourage du leader guinéen ainsi que dans l'opposition.



«J'ai été recruté par les services français, témoignera plus tard Bangouri Karim - animateur du Bloc africain de Guinée (BAG), puis secrétaire d'État guinéen aux Mines et

 

Un Revolutionnaire c'est la verite

Thu, 10 Sep 2009 07:18:15





«J'ai été recruté par les services français, témoignera plus tard Bangouri Karim - animateur du Bloc africain de Guinée (BAG), puis secrétaire d'État guinéen aux Mines et à l'Industrie -, par l'intermédiaire de jacques Périer, qui représentait les anciens Établissements français de l'Inde. En juillet 1959, je le rencontrai chez lui avenue Raymond-Poincaré pour lui faire mon premier rapport. La consigne secrète des services secrets français était, à l'époque, d'entrer dans le gouvernement d'union et dans l'administration, et de pour­suivre le travail pour une prédominance française, sur tous les plans, notam­ment économique, culturel et politique. »
« C'est l'intendant militaire Arens qui m'a recruté », admettra également Keita Noumandian, le nouveau chef d'état-major interarmes, ancien tirailleur sénégalais qui a participé à la libération de Marseille avec l'armée de Lattre en août 1944. «Les premiers contacts ont été établis par le capitaine Boureau, officiellement attaché de presse à l'ambassade de France en 1960. De temps en temps, le capitaine Boureau passait à mon domicile pour prendre les rensei­gnements sur l'armée, le moral des troupes, les rapports de l'armée avec le gouvernement. »
« Boureau » ? Il s'agit de Boureau-Mitrecey, le même officier qu'on a vu animer la Main rouge à Tanger pour saborder des navires bourrés d'armes en partance pour l'Algérie . Ce spécialiste du sabotage doublé d'un « offi­cier traitant» exceptionnel recrute des opposants guinéens à la politique. Il est venu remplacer l'« attaché culturel »,l'homme du SDECE que l'on estime grillé et que Robert a rapatrié dare-dare. Car dès les premiers jours de l'indé­pendance, des experts d'Europe de l'Est, surtout ceux du StB, la police secrète tchécoslovaque, habituée à opérer contre les Français, sont venus former les hommes de la sécurité guinéenne. L'afflux de conseillers de l'Est conforte a posteriori les motifs d'isoler la Guinée et de la déstabiliser.

_ Guérilla des frontières et monnaie de singe

De son poste de Dakar, le commandant Robert et des agents sous couverture resserrent les boulons et effectuent des liaisons avec des hommes d'affaires enclins à rester dans le pays, les « Français de Guinée », dont 30000 planteurs. C'est le cas d'un agent du SDECE qui gère la boutique des souvenirs à l'Hôtel de France à Conakry, où il surveille des experts russes, tchèques et chinois.

Simultanément, dans un grand plan d'ensemble géré par Robert, de concert avec Foccart, la Piscine décide d'impulser une guérilla des frontières dans la zone de Fouta Djalon, grâce à une petite armée composée essentielle­ment de Peuls. Le visage barré d'une moustache très British, le colonel Freddy Bauer débarque à Dakar avec des instructeurs du service Action. Cet ancien de l'école de brousse de la demi-brigade SAS en Indochine et du 11e Choc en Algérie est un baroudeur de premier choix, mais il ne passe pas inaperçu. Les caches d'armes établies sur la frontière de la Côte-d'Ivoire et du Sénégal sont détectées et l'opération Fouta Djalon finit mal pour les « harkis guinéens ». Senghor avait fait savoir qu'il acceptait qu'on lance ces missions, mais à conditlon d'agir vite et discrètement. C'est raté! Quant à Houphouët-Boigny, favorable au départ, il finit par se fàcher et agonir d'insultes le haut-commis­saire de France, Yves Guéna.

C'est pourquoi la Piscine a doublé ses réseaux. À l'insu de Robert, la mission jimbo de Marcel Chaumien, alias« Monsieur Armand », est plus discrète. Ce dernier appartient au Service 7 du SDECE, celui des opérations spéciales, et « traite» le réseau d'honorables correspondants dans les compa­gnies aériennes Air France et VAT, dirigées par un ami du service, ancien pilote de l'Espagne républicaine, Roger Loubry (qui réalisa, en 1948, le premier vol Paris-New York à bord d'un Constellation d'Air France). Il ne néglige pas les compagnies

 

Un Revolutionnaire c'est la verite

Thu, 10 Sep 2009 07:26:55

C'est pourquoi la Piscine a doublé ses réseaux. À l'insu de Robert, la mission jimbo de Marcel Chaumien, alias« Monsieur Armand », est plus discrète. Ce dernier appartient au Service 7 du SDECE, celui des opérations spéciales, et « traite» le réseau d'honorables correspondants dans les compa­gnies aériennes Air France et VAT, dirigées par un ami du service, ancien pilote de l'Espagne républicaine, Roger Loubry (qui réalisa, en 1948, le premier vol Paris-New York à bord d'un Constellation d'Air France). Il ne néglige pas les compagnies de transport au sol, comme la société « Taxis Services », dirigée par Valentin T. à Conakry.

Les opérations s'intensifient fin 1959 : ainsi, l'ancien radio de Chaumien pendant la résistance antinazie, Roger Soupiron (alias «JIM 524 »), se rend incognito à Conakry, puis il monte une opération spéciale à Freetown, en Sierra Leone, avec son agent «JIM 570 ». Objectif: faire rater la visite de Sékou Touré en Grande-Bretagne, à l'invitation chaleureuse de la Reine Elizabeth! L'entente cordiale n'est pas de mise.

Entre-temps, à Paris, le général Grossin voit grand. Le chef de la Piscine a eu personnellement l'idée de monter l'opération: ruiner l'économie guinéenne en l'inondant de fausse monnaie. Le colonel Guy Marienne («alias Morvan »), patron du Service 7, fait fabriquer de la monnaie de singe dans l'imprimerie secrète du SDECE-des billets de 5,10,100,500 sylis (du nom de l' «éphant») -, au moment où la banque centrale de la République de Guinée s'apprête à produire ses propres billets en mars 1960. La Banque de France, sur Instructions du général de Gaulle, a déjà rendu inutilisables trois millions de francs CFA, demeurés à Conakry, en refusant de faire paraître le décret d'émission qui authentifie d'une lettre chaque billet selon le territoire africain. Autrement dit, les francs CFA en provenance de Guinée ne sont pas acceptables au Mali ou au Sénégal. Alors que Sékou Touré fait imprimer à Prague sa propre monnaie, le SDECE introduit ses faux billets en masse et Inonde le marché guinéen.

Sékou Touré se retrouve avec une monnaie inexportable, ruiné, aux abats », expliquera plus tard Marcel Leroy (alias« Finville »),le numéro deux du Service 7 qui a également contribué à cette situation catastrophique en se rendant à Conakry. Il ajoute: « Il est à plat ventre, comme le souhaitait le Général. Mais pas devant la France. Il se tourne définitivement vers les régimes socialistes. Les Tchèques prennent en main l'administration, enca­drent la police. Le folklore bon enfant fait place à la terreur d'État. »

Pourtant, contrairement à ce que l'on a souvent dit, le départ du général de Gaulle en 1969 n'empêche ni jacques Foccart - un temps mis sur la touche ­ni le SDECE - alors dirigé par Alexandre de Marenches - de poursuivre les opérations contre la Guinée.


Les services secrets portugais au secours du SDECE

Après avoir raté le renversement de Sékou Touré en solo, le SDECE s'appuie sur des services spéciaux portugais, colonisateurs de la Guinée-Bissau voisine, où ils combattent la guérilla d'Amilcar Cabral, le chef du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et des îles du Cap-Vert (PAIGC). En 1970, le SDECE monte de concert avec la Police internationale de défense de l'État (PIDE/DGS) et les renseignements militaires portugais (DINFO) l'opération Mar verde, dans le but de renverser Sékou Touré. Le dictateur Marcelo Caetano y a tout intérêt: il espère, grâce aux Français, détruire le soutien logistique du leader de Conakry au PAIGC. Mais l'opération va capoter.
Dans un livre sur les renseignements militaires portugais, publié en 1998, la journaliste d'investigation Paula Serra cite le commandant Alpoim Calvâo, chef de l'invasion de novembre 1971, côté portugais. Son bilan de l'opération n'est guère flatteur, ni pour le SDECE ni pour les services de Lisbonne: « Nous avons tout raté faute de renseignements de qualité! Nos informations aussi bien politiques et stratégiques que tactiques et opérationn

 

Un Revolutionnaire c'est la verite

Thu, 10 Sep 2009 07:35:42

Dans un livre sur les renseignements militaires portugais, publié en 1998, la journaliste d'investigation Paula Serra cite le commandant Alpoim Calvâo, chef de l'invasion de novembre 1971, côté portugais. Son bilan de l'opération n'est guère flatteur, ni pour le SDECE ni pour les services de Lisbonne: « Nous avons tout raté faute de renseignements de qualité! Nos informations aussi bien politiques et stratégiques que tactiques et opérationnelles étaient quasi­ment nulles... »
Cependant, le 20 janvier 1973, Amilcar Cabral est assassiné (par des membres de son parti manipulés par les services portugais). Et Barbieri Cardoso, le patron des opérations africaines de la PIDE, décide que c'est le moment ou jamais de porter l'estocade aux indépendantistes. Rencontrant fréquemment Alexandre de Marenches, le Portugais n'a aucun mal à obtenir l'appui de la Piscine dans une nouvelle initiative baptisée « opération Saphir ».
Le principe en est simple: c'est une partie de billard. La PIDE et le SDECE infiltrent le PAIGC, affaibli par la disparition de son chef charismatique ainsi que par les tensions politiques et ethniques qui prévalent entre Guinéens et Cap-Verdiens. Le but recherché, grâce à deux agents provocateurs de la PIDE infiltrés à la direction du mouvement de libération, est que les Cap-Verdiens fassent sécession, encouragés par Sékou Touré, et que les Guinéens, furieux, s'opposent à ce dernier. Mieux encore, dans un rapport du 3 avril 1973, la PIDE explique à ses amis du SDECE comment on arrivera à atomiser la faction guinéenne du PAIGC entre pro-Sékou Touré et pro-Occidentaux, dont l'un des groupes dirigé par Samba Djalo, le chef de la sécurité du PAIGC dans la région nord, et basé au Sénégal, accepterait de monter l'assassinat du diri­geant de Conakry.
Quatre hauts fonctionnaires affidés à la PIDE dans cette capitale sont de mèche avec les comploteurs regroupés au sein d'un Front de libération natio­nale de Guinée (FLNG). Le plan final est prévu pour juillet 1974. Un rapport du SDECE du 4 avril présente les détails concernant les communications et le transport de troupes par avion. Le compte à rebours de Saphir se décline ainsi: « 16-23 avril: réunion dans un pays africain avec les dissidents du PAIGC, les Guinéens (Conakry), etc. Établissement du plan d'action; 22 avril-5 mai: instruction des dirigeants par nos techniciens en Europe. Réunion possible à Bruxelles (sans les gens du PAIGC) ; fin mai-début juin: installation du maté­riel et du personnel; 2e et 3e semaines de juin: entraînement du personnel; fin juin, début juillet: lancer l'action! »
Mais les services spéciaux peuvent-ils altérer le cours de l'Histoire? Le 25 avril 1974, Barbieri Cardoso a fait le voyage à Paris pour finaliser l'opéra­tlon Saphir ravec de Marenches. Dès que ce dernier le reçoit à la Piscine, il inter­roge l'homme de la PIDE : « Savez-vous ce qui se passe chez vous? » Le Portugais fait la moue: « La révolution, mon cher! » En effet, la « révolution des Œillets" vient d'éclater, selon un plan conçu par des capitaines démo­crates de l'armée coloniale. Fort de ses amitiés françaises, Cardoso pourra rester à Paris, chaperonné par le colonel jacques de Lageneste, chargé des liaisons extérieures du SDECE. Le même qui, un peu plus tard, prendra langue avec le général Antonio de Spinola, ancien gouverneur de Guinée-Bissau, pour organiser la contre-révolution au Portugal...
Le 24 janvier 1976, le journal Expresso de Lisbonne publie des documents de l'opération Saphir, définitivement enterrée, d'autant que des relations diplomatiques franco-guinéennes ont été rétablies en 1975. C'est l'occasion de libérer des « espions français» détenus en Guinée, souvent victimes de la paranoïa d'un régime poussé dans ses retranchements. Ainsi Jacques Marcel­lier, arrêté et interné au camp de Boiro. Cet ancien militant socialiste, proprié­taire de cinémas, avait été élu en 1957 sur la liste du RDA et s'était rallié à Sékou Touré. À l'indépendance, il se fixe dans son pays d'adoption

 

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Thu, 10 Sep 2009 07:40:46

Le 24 janvier 1976, le journal Expresso de Lisbonne publie des documents de l'opération Saphir, définitivement enterrée, d'autant que des relations diplomatiques franco-guinéennes ont été rétablies en 1975. C'est l'occasion de libérer des « espions français» détenus en Guinée, souvent victimes de la paranoïa d'un régime poussé dans ses retranchements. Ainsi Jacques Marcel­lier, arrêté et interné au camp de Boiro. Cet ancien militant socialiste, proprié­taire de cinémas, avait été élu en 1957 sur la liste du RDA et s'était rallié à Sékou Touré. À l'indépendance, il se fixe dans son pays d'adoption et milite dans le parti au pouvoir, avant d'être soudain dénoncé comme « espion» suite au complot franco-portugais de 1971. Libéré en 1975, il ne s'en remettra pas et mourra de chagrin cinq ans plus tard à Paris.
Sa trajectoire illustre le gâchis provoqué par la guerre secrète lancée par Foccart et le SDECE contre la Guinée. La révolution des Œillets correspond à l'arrivée de Valéry Giscard d'Estaing à la présidence et bientôt Foccart sera écarté des affaires africaines, non sans laisser derrière lui des réseaux actifs.

A la fin de sa vie, il a livré une anecdote parlante sur ces menées anti­guinéennes dans une interview fleuve réalisée par le journaliste Philippe Gail­lard: « "Monsieur Afrique" avoue: "Nous avons déjà parlé de l'affaire montée contre Sékou Touré à partir du Sénégal en avril 1960. Le général [de Gaulle] l'a apprise par la protestation que lui a adressée Mamadou Dia. Il était furieux. "Qu'est-ce que c'est que cette histoire? Qui a pu faire cela ?" Il aurait pu exploser, me demander de quel droit j'avais pris de telles initiatives. Mais je lui ai donné des explications. Il a eu un commentaire laconique: "Dommage que vous n'ayez pas réussi". »



Pour en savoir plus

Philippe BERNERT, SDECE, Service 7, Presses de la Cité, Paris, 1980.

Roger FAUGOT et Pascal KRoP, La Piscine, Seuil, Paris, 1985.

Jacques FOCCART, Foccart parle. Entretiens avec Philippe Gaillard, tome 1, Fayard/Jeune Afrique, Paris, 1995.

Paula SERRA, DINFO. Historias secretas do serviço de informaçoes militares, Dom Quixote, Lisbonne, 1998.


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Thu, 10 Sep 2009 07:45:17

Renaud Lecadre (R.L): Un plan de déstabilisation est donc établi en 1959…
Maurice Robert (M.R): Après avoir obtenu le feu vert du Général Grossin, le directeur général du SDECE, pour l’engagement d’une opération global en Guinée, je mets tout en œuvre pour atteindre le double objectif d’isolement du pays et de déstabilisation de Sékou. Une opération de cette envergure comporte plusieurs phases : le recueil et l’analyse des renseignements, l’élaboration du plan d’action à la lumière de ces renseignements, l’étude et la mise en place de moyens logistiques, l’adoption de mesures de sécurité puis la réalisation du plan. Plusieurs services du SDECE sont impliqués en fonction de leur spécialité. Je suis chargé de la coordination de l’ensemble.
Parmi ces actions de déstabilisation, je peux citer l’opération Persil, par exemple, qui a consisté à introduire dans le pays une grande quantité de faux billet de banque guinéens dans le but de déséquilibrer l’économie
R.L: Où était fabriquée la fausse monnaie ?
M.R: A Paris mais pas à la Banque de France
R.L: Dans les imprimeries du SDECE ?
M.R: Cette opération a été une véritable réussite et l’économie guinéenne, déjà bien malade, a eu du mal à s’en remettre !
Avec l’aide d’exilés guinéens réfugiés au Sénégal, nous avons aussi organisé des maquis d’opposition dans le Fouta-Djalon. L’encadrement était assuré par des experts français en opérations clandestines. Nous avons armé et entraîné ces opposants guinéens, dont beaucoup étaient des Peuls, pour qu’ils développent un climat d’insécurité en Guinée et, si possible, qu’ils renversent Sékou Touré.
R.L: Le Général Grossin vous donnait-il son accord ou ses instructions au cas par cas pour mener telle ou telle opération ou aviez-vous carte blanche sur les méthodes à adopter pour parvenir à vos objectifs ?
M.R:- J’avais carte blanche avec obligation de compte rendu au directeur général, comme d’habitude. L’idée des faux billets de banque n’était cependant pas de moi. Je crois me souvenir qu’elle était du général Grossin lui-même. C’est en tout cas lui qui m’avait donné les instructions et les précisions nécessaires à son application.
R.L: Nous avons vu que Senghor et Houphouët-Boigny soutenaient ces actions…
M.R: Ils apportaient une aide opérationnelle à certaines d’entre elles. Il en est une qui tournera mal et entraînera des difficultés avec les autorités sénégalaises. Les opérations les mieux ficelées peuvent connaître des ratés auxquels on est loin de s’attendre. La réussite exige le respect absolu des règles de sécurité qui, dans cette affaire, ne seront pas appliquées à la lettre. Des spécialistes du Service avaient été détachés pour diriger les stages d’entraînement à la guérilla des opposants réfugiés au Sénégal. Une fois formés, ceux-ci devaient à leur tour entraîner leurs compatriotes restés dans le Fouta-Djalon où des armes, fournies par la France et transitant par le Sénégal et la Côte-d’Ivoire, étaient entreposées dans des caches. Tout se passait parfaitement bien, jusqu’au jour où, malgré les précautions adoptées, ces activités menées à partir du Sénégal, furent éventées. A leur arrivée à Dakar, des officiers du service Action, dirigées par Bauer, n’avaient rien trouvé de mieux à faire que de louer une dizaine de voitures sous leurs propres noms en mentionnant, qui plus est, leur statut de militaire et leurs grades* ! Probablement avaient-ils pêché par excès d’assurance, mais une telle maladresse était à l’évidence une faute professionnelle. Sans que l’on sache bien comment, la police locale en fut informée. Une dizaine d’officiers français apparaissant ainsi au grand jour sans être identifiés comm

 

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Thu, 10 Sep 2009 07:50:23

Probablement avaient-ils pêché par excès d’assurance, mais une telle maladresse était à l’évidence une faute professionnelle. Sans que l’on sache bien comment, la police locale en fut informée. Une dizaine d’officiers français apparaissant ainsi au grand jour sans être identifiés comme appartenant aux unités officielles ou à l’assistance technique ne pouvait que l’intriguer. Elle transmit un rapport à sa hiérarchie, rapport qui se trouva très vite sur le bureau de D’Arboussier, le ministre sénégalais de l’intérieur. Celui-ci était parfaitement au courant de nos opérations clandestines. Mais personne n’avait pensé possible une telle bourde des officiers français. La simple existence de ce rapport, s’il venait à échapper au secret, ce qui était loin d’être exclu, était de nature à mettre le feu aux poudres et à placer le Sénégal dans une position délicate vis-à-vis de la Guinée. Nous étions d’autant plus embarrassés que nous avions exercé une forte pression sur les autorités sénégalaises pour qu’elles abritassent sur leur sol une base d’entraînement à la guérilla. Les conséquences pouvaient être désastreuses pour elles, tant au plan diplomatique qu’au plan des réactions populaires. Beaucoup de guinéens, cinq cent mille environ, vivaient au Sénégal. Il n’était pas certain que tous furent défavorables à Sékou… Le pays souhaitait légitimement préserver ses relations avec la Guinée. Sékou était moins acharné contre Senghor que contre Houphouët, qu’il accusait de tous les maux et qu’il considérait comme son ennemi numéro un. Pour sauver les apparences, les responsables sénégalais n’eurent pas d’autre solution que de prendre les devants, de manifester leur indignation auprès de la France, de désavouer et de condamner des pratiques consistant à utiliser leur territoire pour mener des opérations subversives. Ils les attribuèrent à quelques « irresponsables » français à la solde d’opposants guinéens. A aucun moment ils ne laissèrent entendre que l’Etat français était lui-même impliqué. Les officiers gaffeurs furent expulsés et tout rentra dans l’ordre. Mais nous étions passés près de l’incident diplomatique sénégalo-guinéen., lequel aurait certainement abouti à la révélation du jeu pratiqué par la France.

 

Sat, 19 Sep 2009 02:56:40

vous portez des accusions très négatives a l'encontre de cet homme , pensez vous vraiment que c'est des personnes de votre genre , avec une certaine limite de connaissance , bien precis , qui apporteront a ce pays , sa vraie valeur pour son progrès ? sachiez que La GUINÉE n'ira nul part sans Mer AHMED SEKOU TOURE , car il incarne la vraie valeur sur tous son étendue , dans toute sa profondeur de notre GUINÉE, vous ete rien d'autre que des petits cafard qui manque de civisme , et qui nuit a notre nation , allez plutôt demander de l'asile en France et contenté vous de l'histoire de napoléon , HITLER,LÉNINE, ABRAHAM LINCOLN , LOUIS 14, MAO en chine , peut être ceux ci vous servirons d'histoire ou de fierté , mais nous en AFRIQUE , étant des vraie et conscient de l'histoire africaine et noir nous considérons SEKOU TOURE comme notre grande fierté de tous les temps , renseigner vous en caroline du sud , lorsque il a apporté la fierté au NOIR quine croyais plus a la fierté de l'homme noir jusqu'à la ou on ne penserai jamais lui voir , alors s'il vous plait , épargner nous de vos sarcasme égoïste . je suis fier de cet homme et je le serai tant que je respire , il est la raison de ma réussite car c'est en m'inspirant de son travail que je suis arrivé franchir certain cap , mais le GUINÉEN est très mal informé sur cet homme au lieu de lire ces livre il font la propagande des soit disant écrivain monenenbo ou alioun fantouré , foutaise , ont ils construit ne se reste qu'une bibliothèque ou un centre culturel pour vous en GUINÉE? mais cela ne leur ampeche pas de vivre tranquille en Europe , ce sont eux les grand malheurs de la NATION GUINÉENNE, mais nous vaincrons PAR LA GRACE DIEU ET LA MÉMOIRE , DE FEU AHMED SEKOU TOURE.QUE TON ÂME REPOSE EN PAIX SACHE QUE TA MEMOIRE ET TON AME MOURRA JAMAIS CAR TU ES NOTRE ÉNERGIE ET NOTRE FORCE VITALE GRACE A TOI LA GUINÉE ET L'AFRIQUE JAILLIRA SON FLAMBEAU ET JE TE DIT MERCI DE TES LIVRES TES TRACES TON COURAGE ET TON ENGAGEMENT MERCI FEU AHMED SEKOU TOURE.

 

Un Revolutionnaire c'est la verité

Tue, 22 Sep 2009 03:15:21

Aucun Africain ne peut consciencieusement haïr A. S. TOURE s'il n'est pas ennemis du continent et tritre.
En effet qui était Sékou ? Il était le seul homme, à un moment opportun de l'histoire de notre continent où la force réactionnaire de l'impérialisme nous a consulté sur notre devenir, qui a choisit la responsabilité, l'engagement, la foi en la capacité de l'Afrique et de son peuple à gravir les échelons du développement et du bonheur. Au moment où les impérialistes et leurs valets se taillent de slogans serviles et mystificateurs pour endormir le peuple et retarder l'éveil de leur conscience (négritude, manque d'expérience des africains, etc...) le héros de la Guinée se recourait à la franchise et le retour permanent au peuple de Guinée et de l'Afrique pour s'éduquer politiquement afin de développer sur une base solide l'Afrique.
Ceux qui comparent la politique et les positions de l'homme de 1958 avec celles des fantoches n'ont rien compris.
A répétition servile des méthodes de l'impérialisme, il opposait la reconversion des mentalités vers et pour le peuple afin de réaliser le bonheur qu'il a tant rêver. Les autres ne font que donner une nouvelle étiquette à la vielle marchandise: le néocolonialisme. la preuve est que la côte d'ivoire, apparemment développé comparativement à la guinée grace à la collaboration du traitre Houphouët aujourd'hui paye cher cela. Car ce dernier a développé tout sauf l'essentiel: la conscience africaine. Il n'a pas su éradiquer cette vieille mentalité coloniale, toute forme complexe. ce néocolonialisme qui met du feu là où il a la main mise.
C'est pourquoi, il est temps de recourir, de retourner à l'enseignement de A. S. TOURE pour libérer et développer définitivement notre continent et combler le fausset existant entre les pays industrialisés et l'Afrique, peuple prolétaire.
A l'image de Sékou, nous devons maintenant nous engager vers la formation de véritables patriotes en vue de défendre avec rigueur et véhémence les intérêts de l'Afrique.

 

Un Revolutionnaire c'est la verité

Mon, 23 Nov 2009 01:24:01

CONAKRY, le 22-11-2008. Agression Portugaise du 22 Novembre 1970
Des leçons à tirer !

Dans la nuit du 22 Novembre 1970, la République de Guinée faisait l’objet d’une agression armée de la part de mercenaires étrangers et nationaux. L’attaque fut marquée par le débarquement à Conakry d’un contingent de 400 mercenaires dont 200 commandos et fusiliers marins de l’armée coloniale portugaise.

En outre, un groupe d’environ 200 guinéens de Conakry faisait partie de l’expédition. Les guinéens venus avec les assaillants de l’armée portugaise étaient tous membres du Front National de Libération Guinéen (FNLG) – un mouvement hostile au régime du Parti Démocratique de Guinée (PDG) et son leader Ahmed Sékou Touré, alors au pouvoir en Guinée. Cette invasion s’inscrivait dans le cadre de l’opération militaire qui portait le nom de code « Mar Verde ».

Qu’est-ce qui justifiait cette agression et quels étaient ses objectifs ? Quelles sont les leçons que les guinéens peuvent tirer de cet évènement de leur histoire? La présente réflexion tente de répondre à ces questions parmi d’autres. Pour des raisons de précisions historiques, les données que nous utilisons pour étayer les faits sont de sources portugaises. Commençons par faire la lumière sur les faits.

Pour nombre de personnes, l’agression portugaise de 1970, qui a laissé de profonds stigmates dans la mémoire des guinéens, visait uniquement le renversement du régime du PDG. Ce qui n’était vrai que partiellement. Cette version est la plus connue parce que le gouvernement Portugais d’alors, pour éviter d’exacerber la colère de l’opinion internationale, avait voulu cacher son implication dans l’invasion de la République de Guinée. Cette démarche du gouvernement de Marcelo Caetano, celui qui avait pris la direction du Portugal après la mort du dictateur Salazar, devait sa raison à deux motifs. D’une part, le Portugal avait déjà assez de problèmes avec l’ex-URSS et ses alliés au sujet des guerres qu’il menait pour se maintenir en Angola et au Mozambique.

D’autre part, les Etats-Unis d’Amérique – membre influent de l’OTAN – voyaient d’un mauvais œil la pérennisation de la colonisation portugaise en Afrique, après les séries d’indépendances des années 1960. Selon des archives, le Portugal ne bénéficiait donc que du support de la France, de l’Allemagne Fédérale et, dans une moindre mesure, de celui de l’Espagne.

Il était donc dans l’intérêt de Lisbonne de ne pas être mêlé, de près ou de loin, à l’attaque contre la République de Guinée. C’est donc dans le dessein de garder l’anonymat que le Portugal avait habillé les membres de l’expédition Mar Verde avec des treillis différents de ceux de ses troupes régulières. N’eut été la désertion du Lieutenant Janeiro et de ses hommes, la Commission d’Enquête des Nations Unies – établie dans les jours qui avaient suivi l’invasion – aurait difficilement établi la responsabilité du Portugal quant à l’attaque contre la République de Guinée.

Comme on le voit donc, l’agression du 22 Novembre 1970 était une mission exécutée par deux alliés qui avaient des objectifs complémentaires – mais différents. D’un côté, le Général Antonio de Spinola, alors gouverneur de colonie à Bissau, avec l’aval de Lisbonne, avait des visées stratégiques. Du point de vue de son Etat Major, la mission avait pour objectifs:

Premièrement, la destruction des vedettes rapides du Parti Africain de l’Indépendance de la Guinée-Bissau et des Iles du Cap-Vert (PAIGC). Ce groupe de Maquisards avait établi sa base arrière et son Quartier Général dans la ville de Conakry. C’est de cette ville, entre autres, qu’il se ravitaillait en armes et minutions pour attaquer les positions portugaises.

Deuxièmement, la libération des soldats portugais détenus à Conakry.

Troisièmement, la décimation des effectifs du PAIGC, avec p

 

PDG RDA

Tue, 24 Nov 2009 20:37:17

Merci pour cette mise au point sur l agression du 22 Novembre 1970, qui fut le point culminant de toutes les maneuvres de destabilisation contre la Guinee.
Ce jour noir, des centaines de paisibles citoyens sont tombes sous les balles des ennemis en plein mois de ramadam.
Cette date cauchemardesque que les detracteurs passent sciemment sous silence est pourtant un des points de depart du traumatisme que nous avons subi.
Apres trois jours de combat ardu, les mercenaires furent mis en deroute, grace a la cohesion et a la solidarite de tout le peuple de guinee et de sa vaillante armee.
La rage des guineens ne s est pas faite attendre. Tout le peuple de l ouest a l est, du sud au nord,toutes les instances du parti, du comite de base au BPN en passant par les comites directeurs et les federations toutes les associations feminines et de jeunes des 29 regions administratives, tous les membres du gouvernement, ont prononce des sentences selon la gravite des faits reproches.
Cependant,les falsificateurs s evertuent a raccourcir la frise historique en sautant cette partie importante qui pourtant a fait l effet d un seisme national dont nous n arrivons jusqu ici pas a nous remettre.

 

panafricaniste

Wed, 25 Nov 2009 07:01:56

Merci à tous pour ces éclairages historiques qui devraient faire taire à jamais toute velléité de négation de ce que fut véritablement l'homme d'Etat A.S.T. Les ennemis de l'Afrique se sont dévoilés dès l'aube des indépendances et continuent malheureusement de réussir, avec l'aide de leurs maîtres, le sabotage et l'hytopothèque de l'avenir de notre continent. Mieux, leur triste "réussite" favorise la propagation de leurs idéaux de bas étage (être le meilleur serviteur du maître)et l'adhésion de citoyens sans réelle conscience politique. Certains de ces traitres ont pour nom, Houphouete BOIGNY, SENGHOR, EYADEMA....BONGO, BIYA,Blaise COMPAORE etc. Ils ont œuvré et œuvrent encore à tuer tout espoir de l'Afrique de retrouver un jour toute sa dignité, sa véritable souveraineté et sa vraie indépendance. A cause de ces hommes, dont l'égoïsme n'a de mesure que leur total manque de conscience historique, l'Afrique est réduite à un rôle de pantin dans le concert de nation et dont la voix n'osera point produire un son différent de celui du maître français.
Travaillons, à quelque niveau où l'on soit,à établir ou à rétablir systématiquement la vérité historique.

 

PDG RDA

Wed, 25 Nov 2009 19:39:43

Ce qui est abberant, c est le refus sans scrupule des scribes du mensonge d assister au debat civilise que les PDGistes reclament depuis belle lurette.
La derniere invitation en date, etait le 22 novembre 2009, lors de la presentation du livre de Sidiki Kobele keita.

 

Un Revolutionnaire c'est la verité

Mon, 21 Dec 2009 08:22:44

Contre Senghor, Césaire avait choisi Sékou Touré !


A l'initiative du magazine (gratuit) Afriscope, et, dans le cadre de l'exposition "Kréyol factory", qui se déroule actuellement à Paris, à la Vilette, se tenait hier soir un "Forum citoyen", sur le thème : "Quelles relations entre Afrique et Caraïbes". Devaient être présents (sous réserve) : Giula Bonacci, historienne, Jacques Martial, comédien et président de la Grande Halle de la Vilette, Elikia Mbokolo, historien, Lilian Thuram, aka "Grand coeur malade" et Françoise Vergès, politologue.
(Une fois n'est pas coutume, François Durpaire n'en était pas. Un oubli ?)

En arrivant, pas de Mbokolo... Ayoko Mensah, rédactrice en chef d'Afriscope et modératrice embarrassée d'un soir, nous lut quelques réponses de Mbokolo à certaines des questions qui allaient être traitées. Pas davantage de Giula Bonacci... Ni de Françoise Vergès... Dommage. Le débat eut tout le mal du monde à décoller. Quelques approximations historiques réveillèrent l'assistance, en permettant à un historien dans le public de re-situer le pré-panafricaniste Padmore. Et d'évoquer les cadres antillais employés parfois par le colonisateur en Afrique, comme René Maran ou Félix Eboué.

Très vite, premier anniversaire de décès oblige, on en est arrivé à Césaire. Un Africain grisonnant et malicieux, depuis l'assistance, a taquiné l'historien Ki-Zerbo, chargé de pallier aux absences déplorées plus haut. "Césaire, après l'échec de Lumumba au Congo, semble avoir renoncé à l'Afrique. On ne le verra plus guère en Afrique après les indépendances de 1962. Il ne soutiendra jamais Senghor, son vieux copain. Aurait-il, visionnaire, pressenti les "catastrophes politiques" africaines ?"
Devant la gêne de Ki-Zerbo, Jacques Martial prend la parole et rapelle que dès le début des années 60, Césaire, dont l'oeuvre littéraire est, pour l'essentiel, déjà faite, se consacre surtout à la dimension politique de sa vie, en administrant Fort de France et la fameuse départementalisation. J'attends que Ki-zerbo (ou un autre !) vienne rétablir les faits : des textes sont là, qui précisent tout ça ! Une voix s'élève... j'espère... "Césaire n'a jamais quitté Senghor." Bravo. En gros, Aimé se serait tu par gêne devant les horreurs africaines honteuses, en raison de liens affectifs (plus importants donc que la politique et la littérature)... Bref, pour ne pas désespérer le Billancourt afro-caribéen, Aimé Césaire se serait contenté de se concentrer sur sa Martinique...

A force de parler à la radio, on finit par avoir l'impression de passer son temps à se répéter. J'aurais du prendre le micro. Manqué d'énergie. D’enthousiasme. D'imprudence. Quand meme, je regrette… Césaire, en privé, et à de multiples reprises, s’est expliqué : "J'ai deux boulets, Senghor et le surréalisme”. Mieux, dès 1958, au moment du referendum organisé afin de mettre en place la Coopération entre la France et ses futures ex colonies, un seul pays africain répondit par la négative, la Guinée Conakry, celle de Sékou Touré. Qui se retrouva de fait indépendante (1). Or, en faveur de quel leader africain le grand Aimé écrivait-il des textes admirables dans la revue Présence africaine à cette époque ? Sékou Touré. Je sais que Sékou, enseveli sous un tombereau de calomnies, dans un linceul de propagande tissé par la France, n'a pas bonne presse. Cela valait-il de passer sous silence l'adhésion de Césaire à ses options ? Césaire n'a pas été silencieux du tout sur l'Afrique des indépendances. Il avait juste choisi, contre son amitié pour Senghor, de célébrer politiquement Sékou Touré.

GP

1) On sait combien de Gaulle en fut marri et rancunier. Messmer et Foccart ont raconté dans leurs Mémoires les nombreuses tentatives de complots et de déstabilisation contre le régime guinéen orchestrées par Paris (depuis Abidjan, Libreville et le Dakar de Senghor). Sékou Touré devint alors et, semble-t-il, pour toujours et pour tous un tyran sanguinaire, pa

 

PDG RDA

Mon, 21 Dec 2009 12:09:27

Merci revolutionnaire pour cet autre eclairage important de nous livrer les sentiments du grand poete Aime Cesaire sur le president Sekou Toure.

Merci pour votre contribution courageuse dans la lutte pour le retablissement de la verite historique.

Merci de baliser le chemin de la jeunesse que l on a tendance a noyer dans le mensonge.
Et, Dommage pour ceux qui, ne serait ce que par devoir auaient du s investir pour la meme cause.

 

Un Revolutionnaire c'est la vérité

Thu, 21 Jan 2010 04:30:30

Merci pour tes compliments mais je trouve en cela un devoir, je me dis que c'est aussi ma façon d'aider la GUINEE et l'AFRIQUE toute entiere à se defaire du néocolonialisme à tout jamais. Merci à tout un chacun et gardons courage:la reussite est au bout de l'effort.Bissè

 

kourouma

Mon, 01 Feb 2010 15:00:48

je vous remercie que Dieu fasse comprendre cela aux guinéens

 

Un Revolutionnaire c'est la verité

Fri, 19 Feb 2010 06:46:32

LE CERVEAU DU COMPLOT DE 65 C’EST MOI : J’ai pris mes responsabilité, j’ai réuni, autour de moi, Touré Mamoudou, Bangaly Camara, ministre de l’information, Kaba Sory, ex-ambassadeur à l’ONU, le docteur Roiff Jean Numa, les docteurs Henri Lorofi et Cherif N’faly (docteur piment), un commerçant de Kindia. Ensemble, nous avons concocté un plan pour renverser Sékou Touré et remettre le pouvoir à des hommes plus surs. Jean Faraquet TOUNKARA interview dans Ivoire soir
A sa sortie de prison il se confia à ses collègues en ces termes : Aucun complots dénoncé n’était ni faux ni imaginaire ; c’est la répression qui était exagérée, les règlements de compte ayant été utilisés par certains pour se venger de cadres certainement innocents

 

Un Revolutionnaire c'est la verité

Tue, 23 Feb 2010 08:03:08

Pascal Krop : En 1969, 1970, 1974, la CIA et le BND allemand lanceront encore plusieurs opérations armées. Toutes ses manœuvres échoueront lamentablement. On s’en fera une idée en compulsant L’impérialisme et sa cinquième colonne, un recueil publié par les services de Sékou Touré et composé de l’impressionnante litanie des aveux soutirés à divers opposants. Ces confessions, obtenues au moyen d’interrogatoires particulièrement inhumains, sont à prendre avec précaution. Les anciens du Sdece admettent cependant que les griefs faits à la France sont en bonne partie fondés, et qu’aucun complot mentionné n’est imaginaire. Ecoutons donc l’un des inculpés : j’ai été recruté par les services français, témoigne Bangoura Karim, animateur au Bloc Africain de Guinée(BAG), puis secrétaire d’Etat guinéen aux Mines et à l’Industrie, par l’intermédiaire de J.P. qui représentait les anciens établissements français de l’Inde. En juillet 1959, je le rencontrai chez lui avenue Raymond-Poincaré, pour lui faire mon premier rapport. La consigne secrète était à l’époque d’entrer dans le gouvernement d’union et dans l’administration, et de poursuivre le travail pour une prédominance française sur tous les plans, notamment économique, culturel et politique. Fidel comme son nom

 

Un Revolutionnaire c'est la verité

Fri, 26 Feb 2010 00:28:16

Nous avions fait six mois dans le camp militaire de Pô (Burkina fasso), octobre 1983 – mars 1984, précise Mamadou Bérété dit John, l’un des mercenaires encore envie. Là-bas, c’était le vrai entrainement militaire. Le 25 mars 1984, nous sommes venus en ville où une grande réunion se tint pour faire le point des préparatifs ; elle regroupa, avec nous, de grands cadres venus de tous les coins du monde : docteurs, ingénieurs, professeurs, etc. Ils étaient venus en particulier, de France, des Etats unis, d’Allemagne, de Cote d’Ivoire, du Sénégal, etc.
L’état des préparatifs a été fait ; ils nous ont précisé les formes d’intervention sur le terrain guinéen et donné les dernières recommandations. Un officier supérieur burkinabé, envoyé en éclaireur en Guinée, avait également fait son compte-rendu : selon lui les conditions étaient favorables à une intervention militaire. Mais comme DIEU sait faire les choses, Sekou Touré meurt le lendemain : les choses sont bouleversées. L’agression fut abandonnée.

 

Le Revolutionnaire

Wed, 10 Mar 2010 02:18:53

Pierre Messmer :
(L’ancien haut commissaire de l’A-OF affirme que Foccart, ne croyant pas à la solidité du régime de Sékou Touré, a fini par en convaincre le général de Gaulle. Et il a agi en conséquence.)
Dans ses mémoires, Foccart parle, l’intéressé n’en dit un mot, respectant une règle bien connue des services secrets : « N’avouez jamais surtout vos échecs ! » N’ayant jamais appartenu à ces services, je ne me sens pas lié par cette règle, s’agissant d’évènements vieux de quarante ans.
La France n’a pas été la seule à s’occuper de la Guinée. Les Etats unis, aussi, y ont mis leur grain de sel, à partir du moment où une entreprise américaine s’est substituée à Pechiney dans la production de l’Aluminium guinéen. Sans doute considéraient-ils que leurs intérêts seraient mieux défendus sous un régime différent. Mais les portugais ont également joué leur partie. Toujours maitres de la Guinée-Bissau voisine, ils accusent Sékou Touré de soutenir les guérilleros de Cabral qui luttaient pour l’indépendance. En 1970, ils interviennent militairement en Guinée avec des exilés et occupent un temps Conakry avant d’être défaits par les troupes de Sékou Touré. Apres ce nouvel échec d’une puissance occidentale, le dictateur guinéen semblait vraiment invincible ! Mais, une nouvelle fois, cette ingérence agressive donne lieu à une répression féroce. C’est dans cette mesure que toutes ces interventions extérieures ratées n’ont fait au fond que plonger la Guinée un peu plus dans la nuit et la terreur !
Les dessous de la françafrique page 99

 

PDG RDA

Fri, 12 Mar 2010 14:22:58

revolutionnaire,

Vous avez des documents tres interessants. encore merci de les partager avec nous sur le site de la fondation. Ceux qui nous abreuvent d affabulations, doivent savoir que le mensonge a de bien longues jambes, mais qu il est vite rattrape par la verite.
La lutte continue!

 

Le Revolutionnaire

Sat, 20 Mar 2010 03:38:46

A propos du complot en préparation à la veille de la mort de Sékou Touré, vous pouvez chercher l’article de Almamy Ibrahima Barry paru dans le journal le lynx, sous le titre « Sira de novembre et la lutte armée ». L’auteur y atteste les préparatifs avancés de la dernière opération contre la tenue du 20eme sommet de l’OUA en Guinée prévu pour juin 1984 : « Des militants du RGE(Regroupement des Guinéens de l’Extérieur), écrit-il, ont été entrainés à Pô, sous le régime de Sankara et n’ont quitté le Burkina qu’après la chute de Sékou Touré. J’ai gardé, personnellement, une partie de leurs armes dans ma villa, à la Riviera, lors de mon retour du Burkina ».
Alors lequel des complots contre le PDG nierez-vous ????

 

PDG RDA

Sat, 10 Apr 2010 19:59:17

Le revolutionnaire,

Pouvez vous publier sur le site, cet article paru dans le lynx pour que nous puissions le lire?

 

Babacar

Wed, 21 Apr 2010 00:25:57

La Fondation AST est très démocrate au point de publier des insultes contre l'illustre disparu. C'est à son honneur car ne nous voilons pas la face, il y aura toujours des opposants irréductibles car les viscissutudes de l'histoire braqueront encore longtemps des victimes et/ou des descendants des victimes de certaines purges (ayons le courage d'aborder sans masque les dérapages sur le dossier des droits de l'homme dont on peut discuter de l'étendue et surtout de la légitimité, eu égard au contexte de l'époque). Ceux qui n'ont que la haine à la bouche, pour parler du défunt, ne favorisent cependant ni la reconciliation, ni une discussion sereine sur l'oeuvre de AST. 26 ans après son décès, je pense humblement qu'il est possible de dire qu'on n'est pas d'accord avec l'oeuvre de AST sans verser dans les insultes. EN donnant simplement des arguments, et en denoncant calmement ce qu'on estime être un passif de son régime. Pour ma part,sans fermer les yeux sur le passif humanitaire, j'ai toujours été un admirateur de AST dont l'oeuvre me semble traversée d'une flamme de patriotisme rarement inégalée en Afrique. Cet homme aimait l'Afrique d'un amour "qui arrache les larmes". Quelque soit ses erreurs, dont on peut débattre, il restera pour moi l'homme du Non, l'homme qui a soutenu au péril de sa vie Cabral et les mouvements de libération sud-africain, angolais et mozambicain. L'homme qui a refusé le pillage économique de la Guinée et le néocolonialisme. Oui, il nous manque!
Qu'Allah l'accueille dans son paradis.

 

PDG RDA

Sun, 25 Apr 2010 09:46:05


N/ Réf. : N020…/0…. /Ben/P

Communiqué de Presse

A propos des « 50 000 tués par Sékou TOURÉ »,

le Club Ahmed Sékou TOURÉ défie Mme Hadiatou BARRY TOURÉ, son Association et RFI

Le 1er avril 2010 à 6h45 sur RFI, Mme Hadiatou BARRY TOURÉ, Secrétaire générale d'une Association de victimes, a déclaré que « Sékou TOURÉ a tué 50 000 personnes ».

Ce n'était pas un poisson d'avril, mais bien la sortie d'une personne qui, de par sa position, devrait contribuer à la recherche de la vérité, de faits avérés et étayés par des preuves, particulièrement en cette période de transition politique en Guinée.

Le Président Ahmed Sékou TOURÉ aurait tué 50 000 Guinéennes et Guinéens, au vu et au su de ses contemporains, dont plusieurs d'entre nous, et de la communauté mondiale, devenus tous soudainement et sur une longue période ses complices criminels, actifs ou passifs.

Mme Hadiatou BARRY TOURÉ, n'était peut être pas en Guinée, mais nous, nous étions ici. Et jamais nous n'avons été témoins de crimes organisés et systématiques, d'un carnage aussi monstrueux. L'évocation de tels crimes imaginaires constitue en soi une injure au Peuple de Guinée et à chacun de nous, rendus coupables d'avoir laissé concevoir et perpétrer pareilles infamies. Ces monstruosités sortent du cerveau de certains revanchards qui tentent de falsifier les faits de notre glorieuse histoire. Les preuves du contraire existent pourtant et abondamment. Les repères également sont nombreux. Ils peuvent éclairer la lanterne des uns et des autres.

Il y a eu des complots et des agressions commis contre la Guinée dont la matérialité et l'évidence ont été prouvées par nombre d'historiens et d'experts guinéens et étrangers. Il s'en était bien sûr suivi une répression. Mais aussi loin que l'on puisse remonter aux sources documentées de cette répression, on n'arrive pas à dépasser, sur toute la durée de la Révolution guinéenne le chiffre, certes déjà trop élevé, de 117 personnes tuées. Ce chiffre de 117 personnes n’ pas été pas établi par les amis ou les défenseurs de Ahmed Sékou Toure, loin s’en faut, puisqu’il s agit bel et bien des militaires qui ont fait le coup d’état du 3 avril 1984 contre la Révolution.

C’est bien le CMRN qui, à travers une commission crée sous la poussée des prétendues victimes, a établi officiellement le chiffre de 117 personnes décédées dans les prisons guinéennes pendant le régime du PDG. Rien ne nous dit d’ailleurs que se chiffre n’ait pas été volontairement grossi pour les besoins de la cause. Souvenez-vous des turpitudes qu’on a agitées pour justifier et légitimer le putsch du 3 avril 1984. Nous reviendrons sur tous les grossiers mensonges dont on a voulu à l’époque couvrir la haute figure de Ahmed Sékou Toure, héro des indépendances guinéenne et africaines. Pour l’heure, contentons nous de nous étonner, de nous ébahir du saut astronomique effectue par les voltigeurs des grands espaces, qui de 117 passent allègrement à 50000. 117 morts, c est 117 morts de trop. Tous les Guinéens auraient voulu que l'évolution politique de la Guinée se réalisât sans aucune perte en vie, sans aucun supplice corporel ou psychique, sans aucun dommage quelconque. Que seule l'arme de la critique prévale et non pas la force des armes. Nous déplorons qu’il y ait eu des morts en Guinée, bien que nous comprenions parfaitement le caractère fondamental et irréconciliable des contradictions entre le choix fait par notre Peuple et l'action revancharde des ennemis intérieur et extérieur de notre souveraineté.

D'où vient donc cette statistique aberrante? 50.000 personnes ou 50.000 zombies?

Des Guinéens ou des sources guinéennes? Serions-nous incapables de dresser la comptabilité de nos morts? La civilisation africaine est pourtant caractérisée par le culte des morts et des anciens.

Étions-nous donc devenus tous subitement aveugles et sourds pour ne pas avoir remarqué la disparition, fût-elle dans la d

 

Malal

Mon, 26 Apr 2010 10:58:34

ces malhonnetes intellectuels ennemis jures de la cohesion nationale, meritent d etre traduits en justice.

 

SEKOU TRAORE

Fri, 04 Jun 2010 12:18:56

vous qui racontez du nimporte quoi arreter tout cela. vous ignorez totalement de ce que vous prétendez raconter. quoi de plus cher que la liberté d'un peuple d'une nation? le retard guineen n'est nullement dû à sekou touré. mais il faut être un apatrite en guinée pour être apprécié.

le mal guinéen sera difficilement calmé dans ce cas.

 



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