Fondation Panafricaine Sekou Toure
 
Picture
Pour rétablir la vérité sur le véritable personnage d’Ahmed Sékou Touré, des intellectuels s’organisent et mettent sur pied à travers le continent des Clubs portant son nom. Après les clubs du Mali, de la Guinée et du Togo, le Sénégal se prépare à mettre sur place son club. Hier mercredi 18 février 2009 à Dakar, une séance de réflexions s’est tenue pour préparer l’événement, mais aussi des discussions et des témoignages sur le parrain.

La volonté panafricanisme du Président Ahmed Sékou Touré de Guinée n’est plus à redire. Il rêvait d’une Afrique libre, forte et unie. Hélas, il était mal compris par ses paires. L’image du « dictateur sanguinaire » qui lui était collée par l’administration coloniale était simplement une manière de briser ses élans unificateurs qui suscitaient la peur. Pour rétablir l’image de ce grand homme et la vérité des faits sur son règne et son projet de société, des clubs sont en train de naître un peu partout à travers le continent. Après des clubs qui existent déjà au Mali, en Guinée et au Togo, le Sénégal est en phase de mettre sur pied son club Ahmed Sékou Touré. La cérémonie devait avoir lieu hier, mais compte tenu d’un petit changement de dernière minute, elle est reportée à une date ultérieure. Ce club Ahmed Sékou Touré de Dakar aura pour mission comme les autres sus nommés de « faire des efforts pour rétablir l’image d’Ahmed Sékou Touré au Sénégal, en Afrique et dans le monde ». Une séance de discussions, de réflexions et de témoignages s’est tenu hier mercredi 18 février 2009 au domicile de la famille Blondin Diop sur l’avenue Bourguiba à Dakar. Selon Cheikh Amala Diop, la mise en place du club de Dakar sera un moyen de montrer qu’Ahmed Sékou Touré était « quelqu’un qui à la tête de son pays lui a permis d’acquérir une indépendance véritable », mais aussi de « rétablir son image en Guinée, en Afrique et dans le monde ».

Du point de vue d’Amadou Makhtar Bèye, « au moment où une réflexion sur l’unification est amorcée au niveau africain, la relecture du phénomène Sékou Touré est importante surtout pour ceux qui se battent aujourd’hui pour être des opposants du futur », a-t-il indiqué.

Le Professeur Dialo Diop s’est empressé de rappeler que le 28 septembre est la véritable date de l’indépendance des pays africains qui risquaient, outre mesure, de rester des territoires d’Outre-mer de la France. « Nous avons intérêt à enseigner à nos enfants notre propre histoire », dit-il. Et de poursuivre : « En étudiant Ahmed Sékou Touré, on croise tous les résistants africains ». Sérigne Mor Mbaye, Professeur psychologue qui a voyagé à travers la Guinée, de long en large pour ses recherches dans le cadre du travail des enfants dans les mines et les carrières, a révélé qu’il a senti « les résidus du projet de société de ce grand homme sur le territoire guinéen », partout où il est passé. Cette sensation, ce flair naturel et profond lui a révélé la passion qu’il avait pour ce grand panafricaniste.

Pour sa part, présentant l’expérience du Club Ahmed Sékou Touré de Bamako, sa présidente Maître Mariam Diawara en déplacement à Dakar a révélé que le club de Bamako a établi un programme d’actions pour 2009 en collaboration avec l’Ambassade de Cuba au Mali qui leur fournit en médecins et médicaments. Le club du Mali procède aussi à plusieurs activités dont le reboisement. Elle a aussi tenu à noter qu’Ahmed Sékou Touré avait souffert de 52 complots en 26 ans. Un acharnement dont la simple cause était son combat pour la liberté de l’Afrique. La date de mise sur pied du club de Dakar sera annoncée au public.
 


Comments

Diama

Tue, 04 Aug 2009 07:43:06

La vérité reste la vérité, moi je suis un jeune guinéen de 32 ans qui a vecu la chute du regne de Sekou TOURE avec tout ce que vous connaissez. Je ne croyais pas que ce que je suis entrain de vivre comme ça serait possible tant cet homme a été souillé par les imperialistes.
Je remercie tout ce monde de veridiques intellectuels qui ne menagent aucun effort pour que rayonnent enfin la stricte verité en Afrique. C'est essentiel pour le develloppement de notre continent. Merci

 

zandyavari

Sun, 09 Aug 2009 03:18:00

j'ai vecu en GUINEE ,votre "baux pay" pendant 7 mois .J'ai vu tous les services fondamentaux qui a done' au peuple guineen.

 

Diama

Mon, 10 Aug 2009 04:17:44

Il y a plusieurs façon de voir pour comprendre evidemment,et faut il savoir lire entre les lignes mon cher.Car comme le dirait un grand penseur:Si l'apprehension de ce monde n'était qu'intuitive, la connaissance se reduirait à l'aspect exterieur des choses, or celui est dès fois trompeur. lis ça, peut etre tu comprendras quelques choses:
Un ancien chef du service Afrique du Sdece (Service de Documentation Extérieure et de Contre-Espionnage), les services secrets extérieurs, l’a parfaitement résumé dans " 'Ministre' de l'Afrique" (Seuil), ses Mémoires publiées en 2004 : " Nos objectifs prioritaires, explique alors Maurice Robert, étaient par conséquent, d’une part, d’empêcher l’extension de la subversion et de la pénétration communistes, en particulier dans les pays d’Afrique noire française limitrophes de la Guinée : le Mali, le Sénégal et la Côte d’Ivoire, d’autre part de veiller à ce que les Américains n’empiétassent pas, notamment au plan économique, sur notre zone d’influence."


Dans « la Piscine, les services secrets de 1944 à 1984 » MM. Roger Faligot et Pascal Krop montrent les diverses manœuvres visant à déstabiliser le président Sékou Touré, l’intervention française pour restaurer le président Léon M’Ba, le rôle de Bob Denard agissant pour le compte du gouvernement français dans plusieurs conflits (Biafra, Katanga).

 

Diama

Thu, 10 Sep 2009 06:56:13

« Quand Sékou Touré a parlé de complots organisés à partir du Sénégal, tout le monde a ri. On disait que c'était encore une invention de sa part. Mon devoir était de faire une enquête. Alors j'ai fait fouiller toute la frontière. Et on a découvert les fameuses munitions, les tracts… qui étaient destinés à la contre-révolution. Il y avait bel et bien complot. J'ai fait arrêter des suspects, des Guinéens qui vivaient à Dakar et un militaire français qui était chef de l'organisation ; il résidait à Saint-Louis où je l'avais fait interner. On l'a fait évader. » Mamadou Dia, Mémoires d'un militant du Tiers Monde, Paris, Publisud, 1964. Peut-être plus explicite encore, ce que le même Mamadou Dia écrit dans ses Lettres d'un vieux militant, Dakar, GIA, 1991 : « Pour revenir sur le cas de la Guinée, disons que le fait d'avoir voté « Non » au référendum lui a valu d'essuyer maints complots ourdis par l'extérieur. En 1959, hélas, les comploteurs étaient bel et bien basés et entraînés au Sénégal. Après le communiqué de Sékou Touré diffusé à l'époque par Radio-Conakry, communiqué dans lequel le président guinéen accusait le Sénégal, j'ai dû me rendre personnellement à la frontière de Kédougou pour vérifier et, procédant à des fouilles, je découvris à mon grand désappointement, des armes et du matériel que je fis saisir et ramener à Dakar. À Dakar où – ce sera une seconde découverte – était dressé un camp d'entraînement pour des mercenaires. Le conseil de défense, où siégeaient notamment le haut-commissaire de la France, le général commandant supérieur des forces françaises du point d'appui de Dakar, le général commandant la zone Nord, fut immédiatement convoqué par mes soins. Ils se montreront offusqués par ma déclaration liminaire : « Messieurs, je suis au regret de vous dire que tout ce que Sékou Touré a affirmé est la stricte vérité. J'ai la preuve qu'un complot contre la Guinée s'est ourdi à Dakar ». Je les invitai, ensuite, à venir voir dans un bureau attenant à la salle de conseil, les armes, munitions, grenades et affiches que j'y avais fait entreposer. Après quoi, j'adressai à de Gaulle une vigoureuse lettre de protestation et fis arrêter deux Français impliqués dans l'affaire. Ils réussiront à s'enfuir. Je les ferai prendre et emprisonner à Saint-Louis ; on les aidera à s'évader. Des Guinéens, également, avaient été arrêtés ; mais ce qu'ils déclareront à l'enquête était si grave que je dus, pour des raisons d'État, les relâcher. Aujourd'hui, bien que délié de mes obligations d'autrefois, je garde encore le silence là-dessus par souci de déontologie politique. »
Le 13 mai 1960, Mamadou Dia adresse au général de Gaulle une lettre dans laquelle il relate de manière détaillée les faits ci-dessus, en particulier la découverte faite le 10 mai dans un village de la région de Kédougou à 4 kilomètres de la frontière guinéenne, la réunion qu'il eut avec le haut représentant de la France (l'ambassadeur et ex-général Hettier de Boislambert) et le général de Brebisson, et le nom de deux Français, un officier de parachutistes nommé Garuz, et son frère, impliqués dans cette affaire. Le 24 mai, le général de Gaulle répond en ces termes à Mamadou Dia : « L'affaire exposée dans la lettre que m'a remise le colonel Fall méritait en effet que j'en sois avisé et j'ai apprécié l'esprit dans lequel vous l'avez fait. Je transmets ce document au ministre compétent et je lui demande d'ouvrir une enquête. Lorsque de votre côté vous aurez des éléments nouveaux à me communiquer, je les recueillerai avec intérêt. De toutes façons, si vous venez à Paris, je vous verrai très volontiers. » Mamadou Dia viendra en effet plusieurs fois à Paris avant son arrestation fin 1962. Lors d'une de ces visites, il sera même fait

 

Diama

Thu, 10 Sep 2009 06:58:38

Renaud Lecadre (R.L): Un plan de déstabilisation est donc établi en 1959…
Maurice Robert (M.R): Après avoir obtenu le feu vert du Général Grossin, le directeur général du SDECE, pour l’engagement d’une opération global en Guinée, je mets tout en œuvre pour atteindre le double objectif d’isolement du pays et de déstabilisation de Sékou. Une opération de cette envergure comporte plusieurs phases : le recueil et l’analyse des renseignements, l’élaboration du plan d’action à la lumière de ces renseignements, l’étude et la mise en place de moyens logistiques, l’adoption de mesures de sécurité puis la réalisation du plan. Plusieurs services du SDECE sont impliqués en fonction de leur spécialité. Je suis chargé de la coordination de l’ensemble.
Parmi ces actions de déstabilisation, je peux citer l’opération Persil, par exemple, qui a consisté à introduire dans le pays une grande quantité de faux billet de banque guinéens dans le but de déséquilibrer l’économie
R.L: Où était fabriquée la fausse monnaie ?
M.R: A Paris mais pas à la Banque de France
R.L: Dans les imprimeries du SDECE ?
M.R: Cette opération a été une véritable réussite et l’économie guinéenne, déjà bien malade, a eu du mal à s’en remettre !
Avec l’aide d’exilés guinéens réfugiés au Sénégal, nous avons aussi organisé des maquis d’opposition dans le Fouta-Djalon. L’encadrement était assuré par des experts français en opérations clandestines. Nous avons armé et entraîné ces opposants guinéens, dont beaucoup étaient des Peuls, pour qu’ils développent un climat d’insécurité en Guinée et, si possible, qu’ils renversent Sékou Touré.
R.L: Le Général Grossin vous donnait-il son accord ou ses instructions au cas par cas pour mener telle ou telle opération ou aviez-vous carte blanche sur les méthodes à adopter pour parvenir à vos objectifs ?
M.R:- J’avais carte blanche avec obligation de compte rendu au directeur général, comme d’habitude. L’idée des faux billets de banque n’était cependant pas de moi. Je crois me souvenir qu’elle était du général Grossin lui-même. C’est en tout cas lui qui m’avait donné les instructions et les précisions nécessaires à son application.
R.L: Nous avons vu que Senghor et Houphouët-Boigny soutenaient ces actions…
M.R: Ils apportaient une aide opérationnelle à certaines d’entre elles. Il en est une qui tournera mal et entraînera des difficultés avec les autorités sénégalaises. Les opérations les mieux ficelées peuvent connaître des ratés auxquels on est loin de s’attendre. La réussite exige le respect absolu des règles de sécurité qui, dans cette affaire, ne seront pas appliquées à la lettre. Des spécialistes du Service avaient été détachés pour diriger les stages d’entraînement à la guérilla des opposants réfugiés au Sénégal. Une fois formés, ceux-ci devaient à leur tour entraîner leurs compatriotes restés dans le Fouta-Djalon où des armes, fournies par la France et transitant par le Sénégal et la Côte-d’Ivoire, étaient entreposées dans des caches. Tout se passait parfaitement bien, jusqu’au jour où, malgré les précautions adoptées, ces activités menées à partir du Sénégal, furent éventées. A leur arrivée à Dakar, des officiers du service Action, dirigées par Bauer, n’avaient rien trouvé de mieux à faire que de louer une dizaine de voitures sous leurs propres noms en mentionnant, qui plus est, leur statut de militaire et leurs grades* ! Probablement avaient-ils pêché par excès d’assurance, mais une telle maladresse était à l’évidence une faute professionnelle. Sans que l’on sache bien comment, la police locale en fut informée. Une dizaine d’officiers français apparaissant ainsi au grand jour sans être identifiés comm

 

Diama

Thu, 10 Sep 2009 07:00:36

Guerre secrète contre la Guinée

Guerre secrète contre la Guinée

Pendant quinze ans, de 1958 à 1973, les services spéciaux français ont mené une guerre subversive pour renverser le dirigeant de la Guinée, Sékou Touré, et ramener ce pays dans le giron de l'ancienne « métropole ».

_ « Déstabilisez la Guinée! »

C'est à la fin août 1958 que de Gaulle, alors président du Conseil, réalise sa fameuse tournée pour proposer sa« politique d'association» aux colonies africaines dans le cadre de la Communauté française. Ses conseillers ont suggéré qu'il se rende d'abord à Conakry, la capitale de la Guinée, où l'accueil risque d'être plus crispé qu'à Dakar.

Pourtant, la biographie de Sékou Touré n'en fait pas un révolutionnaire à tous crins. Il a en effet suivi un cursus politique très classique. En octobre 1946, il a participé au congrès de Bamako, où s'est créé le Rassemble­ment démocratique africain (RDA), réunissant des partis politiques de huit colonies françaises d'Afrique subsaharienne. L'année suivante, une section locale, le Parti démocratique de Guinée (PDG), a vu le jour, dont Sékou Touré devient le secrétaire général en 1952. Quatre ans plus tard, le voici simultané­ment député à l'Assemblée nationale française et maire de Conakry. Enfin, en 1957, celui que l'on surnomme affectueusement «Sily» l'« Éléphant ») est membre du Conseil de l'Afrique occidentale française à Dakar et vice-prési­dent du conseil de gouvernement. Il est bien décidé à accueillir le général d'égal à égal.
Pour éviter tout quiproquo à l'annonce de la visite de l'homme du 18 Juin, Sékou Touré a remis son discours à Jacques Foccart quelques jours plus tôt. Mais« Monsieur Afrique» ne l'a pas transmis à de Gaulle. Résultat: le 27 août, le « Grand Charles» tombe de haut quand il entend le ton militant du diri­geant guinéen, qui estime l'indépendance totale préférable à l'association: «Nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l'esclavage. »La déception du Général s'exaspère le lendemain, quand, débarquant à Dakar, des pancartes du Parti du regroupement africain (PRA) réclament aussi l'indé­pendance complète pour le Sénégal. De plus, ni Leopold Sédar Senghor ni Mamadou Dia (bientôt respectivement président et Premier ministre du Sénégal) ne se sont déplacés à l'aéroport pour lui souhaiter la bienvenue. De là à penser que l'intransigeance de Sékou Touré va faire tache d'huile dans toute l'andenne« Afrique française» )...

Deux mois passent. À peine les Guinéens ont-ils dit « non» ) au référendum du 28 septembre sur le projet de Constitution de la Ve République prônant l'association - ils sont les seuls à le faire en Afrique -, que Sékou Touré devient la « bête noire» des services spéciaux français. Devenue indépendante le 2 octobre 1958, la Guinée est immédiatement reconnue par la Chine et l'URSS. Début 1959, elle adhère à l'ONU. À l'Élysée - de Gaulle a été élu prési­dent avant Noël-, Jacques Foccart donne le feu vert: « Déstabilisez la Guinée! »
Baptême du feu pour le secrétaire général aux Affaires africaines et malgaches: les opérations vont aller crescendo sous la houlette technique du colonel Tristan Richard, responsable du secteur Afrique - Moyen-Orient au Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE). Son principal relais, Maurice Robert, chef de poste SDECE à Dakar, active une dizaine d'« honorables correspondants ) dans l'entourage du leader guinéen ainsi que dans l'opposition.



«J'ai été recruté par les services français, témoignera plus tard Bangouri Karim - animateur du Bloc africain de Guinée (BAG), puis secrétaire d'État guinéen aux Mines et

 

PDG RDA

Thu, 04 Feb 2010 04:36:40

UN BAOBAB VIENT DE TOMBER

Les clubs Ahmed Sekou Toure de Conakry, Bamako, Dakar,Lome et Niamey, ont la profonde douleur d annoncer le deces a Houston (Texas) de Monsieur Emanuel Diarra president du club Ahmed Sekou Toure de Conakry.
Monsieur Emanuel Diarra, paix a son ame,fut un des fidels admirateurs du feu president Ahmed Sekou Toure.

Fondateur du club de Conakry, Il fut de ceux qui ont courageusement pris la decision de retablir l image du pere de la nation guineenne.
Contre vents et marees, ce combattant du retablissement de la justice et ses compagnons du club, ont lutte d arrache pied pour transmettre leur message a la jeunesse. Qui, a travers des conferences scientifiques, qui a travers des debats, et temoignages, sur la vie de l illustre disparu ils se sont investis pour que la posterite apprenne la realite sur ce qu a ete le premier president de la republique.

Papa Diarra, Merci pour ton honnetete intellectuelle, pour ton devouement, merci surout pour avoir assume ta part de responsabilites devant l histoire.

 

bayonho

Sun, 21 Feb 2010 08:39:41

merci presi du cpnbat que tu est faire pour nous les africain merci

 



Leave a Reply